Penchak Silat

Une pensée pour mon ami et instructeur Charles Joussot, mes salutations aux copains d’entrainement et un grand merci à Jean Carrillo pour ce merveilleux reportage à mettre dans nos archives 🙂

Le combat éclair

Penchak ou Pencak qui signifie « combat d’art » et Silat, dérivé de Pensilat, qui signifie « combattant rapide ». Les premières formes de Penchak Silat existent depuis que l’homme a eu besoin de se défendre. 

L‘objectif du Penchak Silat est d’être efficace en combat réel.

Penchak Silat signifie : aptitude à combattre avec des mouvements variés et appropriés. Son but est simple : la survie en combat réel. Un art martial d’une redoutable efficacité.

Un système de défense particulièrement instinctif. Une discipline alliant ruse, beauté et précision qui caractérisent le félin.

Le Penchak Silat, art très malléable, a su s’adapter en toutes circonstances à toutes situations, ce qui en fait un art martial riche et très complet en techniques de combat.

Le Penchak Silat est un art martial d’origine indonésienne et malaise issu de deux principaux courants d’arts martiaux : le Penchak (originaire de Java, Madura et Bali) et le Silat (originaire de Sumatra).

Maître Turpijn

L’Art de la Jungle

Maître Hardjono Turpijn est né le 28 Août 1929 dans le village de Yogyakarta à l’est de Java.

PahTurpijn, c’est ainsi qu’on le nommait, découvrit le Penchak Silat à l’âge de 13 ans sous la direction de KiajiIreng, un membre de l’école Pondokan Pesantrem, qui lui enseigna des techniques ancestrales du Penchak Silat.

Par la suite, il fut le disciple du grand Maître Kiaji-NgabeihiSoerordiwirdjo (Fondateur du PersaudaraanSetiaHati) par l’intermédiaire de son père qui, lui, était déjà l’un de ses disciples.

EyangSuro (Kiaji-NgabeihiSoerordiwirdjo) décèdera en 1944 à la suite d’une maladie. Cependant, PahTurpijn continuera son entraînement avec son père et avec son grand assistant Kijai Hadji Abdullah.

Lequels décèderont à leurs tours pendant la révolution d’indépendance en 1945. Ensuite sa vie fut mouvementée.

Il vécut pendant treize ans dans la jungle Indonésienne au sein d’une sorte de monastère. Là, il devient un disciple de deux grands Maîtres de Penchak Silat, BapakTjorkro et BapakDjamaed.

Il va étudier la science de l’IlmuBatin (TengaDalem), c’est un travail sur l’énergie et la force interne et une étude sur la philosophie spirituelle.

De même que l’on retrouve le Kiaï dans le Karaté, le Chi dans le Kung-Fu Chinois, l’Ilmu constitue la force suprême et inébranlable, invisible et spirituelle, qui insuffle une terrible efficacité aux riches techniques du Penchak Silat.

Commando Siliwangi

Pendant ses études, PahTurpijn devait rester discret et ne pouvait avoir de contacts avec l’extérieur, ni même avec sa propre famille.

A la fin de son enseignement, il quitta le monastère, pour s’engager dans l’armée. Il fit partie des commandos-suicide (les partisans Siliwangi) qui opéraient dans la jungle pendant l’invasion.

Les hommes du commando étaient regroupés par trois ou cinq et fonçaient sur un groupe d’ennemis comme autant de tigres déchaînés.

Il fallait tuer vite et bien, à l’aide de torsions des vertèbres cervicales ou d’ergots tranchants et empoisonnés fixés sur des bagues.

Autant dire que pour maître TURPIJN, le Penchak Silat n’a jamais été une gymnastique acrobatique, mais bel et bien un art martial pur et dur qui devait être efficace.

Ce fut en 1966 que Pah TURPIJN s’installa en Hollande où il œuvra en tant que pionnier du Penchak Silat en Europe.

Maître Hardjono Turpijn mourut le 31 Juillet 1996 en Hollande d’une maladie.
Il laissa entre les mains du Français Charles JOUSSOT, l’un de ses meilleurs disciples à qui il avait remis le grade de 5ème Dan, la responsabilité de transmettre l’enseignement et l’évolution de son art.

A propos de Maître Hardjono TURPIJN

« La chose qui comptait pour lui, c’était l’efficacité. La beauté du geste était oubliée et tout mouvement inutile évacué.

En fait, maître TURPIJN avait deux manières d’enseigner.

D’un côté, l’efficacité à l’état pur et de l’autre l’aspect traditionnel du Penchak Silat, avec les lanka.

Le côté traditionnel, il l’enseignait à tout le monde ; par contre, il choisissait les personnes à qui il enseignait le côté mortel du Penchak Silat.

Sur le plan humain, c’était quelqu’un qui avait un très grand cœur et qui vivait intensément ce qu’il faisait.

L’enseignement était dur, rigide, car maître TURPIJN voulait que son art soit transmis sans déformation. »

Charles JOUSSOT
L’Histoire d’une rencontre

Le Penchak Silat, art martial indonésien, plus spécifiquement originaire de l’île de Sumatra, fut élaboré au cours des siècles de manière collective, à partir d’éléments autochtones régulièrement influencés par les méthodes indiennes et chinoises.

De nos jours, la version à mains nues du Penchak-silat se compose d’un vaste ensemble de techniques de percussions, blocages, saisies, projections et strangulations.

La version armée, quant à elle, utilise l’arsenal traditionnel des populations indonésiennes : couteaux, machettes, dagues, sabres, faucilles, bâtons, lances ainsi que le kris, célèbre poignard à lame sinueuse.

En France, le principal représentant et précurseur de la discipline est Charles JOUSSOT, ancien disciple de Tuan Raban et surtout de Guru Hardjono Turpijn.

Pour rappel, Charles JOUSSOT découvre Maître Hardjono TURPIJN au travers d’un article paru dans le magazine Karaté qui retient toute son attention.

Les débuts…

A l’époque, M .Charles JOUSSOT avait pratiqué quelques temps la Savate, la Boxe Anglaise, un peu le Karaté et ce fut la rupture de toute pratique sportive jusqu’au moment précis où il prend contact avec le Maître Indonésien Hardjono TURPIJN.

C’est cette même année que la rencontre se fait, Charles JOUSSOT a 33 ans et Maître Hardjono TURPIJN lui démontre l’efficacité du Penchak-Silat.

Aussitôt, Charles JOUSSOT commence son apprentissage et fait preuve de son talent en passant rapidement les étapes avec succès.

En 1984, il ouvre son premier club rue de Dunkerque, en 1987, il ouvre un club plus grand situé, rue de l’Ourq à Paris (19ème), qu’il fermera en octobre 1998 pour partir aux USA afin de continuer l’œuvre de son Maître Hardjono TURPIJN.

Après plus de trente années d’expérience de terrain, Charles Joussot a mis au point un grand nombre de techniques portant sur le contrôle des agresseurs, le menottage, les sorties de véhicules, etc., pour les groupes d’intervention, les agents de sécurité et les gardes du corps autrement dit les professionnels de la sécurité.

C’est cette méthode de self-défense, dérivée du penchak silat, mise au point sur le terrain, qu’il présente à travers son école.

Self-Défense

A l’opposé de la « self-défense de salon », la méthode de Charles Joussot est un modèle de rigueur et d’efficacité.

Tous les pratiquants sérieux d’arts martiaux de même que les professionnels de la sécurité ont trouvé des techniques étonnantes et nouvelles qui leur ont permis d’améliorer grandement leur self-défense.

Charles Joussot a mis au point des techniques de self-défense faisant suite à de longues recherches ainsi qu’une longue expérience de terrain.

Ses efforts et sa recherche ont été concentrés sur l’efficacité de la technique dans l’application de diverses situations afin de pouvoir répondre à toutes sortes d’agression de façon logique dans un seul but : une meilleure maîtrise de soi-même, de l’agresseur et de l’évolution de la situation.

Pas de formule magique

Aujourd’hui ces techniques sont à la portée de tous à condition qu’elles soient employées à bon escient…

Bien entendu, Charles JOUSSOT n’a jamais eu la prétention d’apporter la technique miraculeuse, ni la méthode magique, que ce soit en matière de self-défense ou de technique pour les forces de l’ordre. Il insiste souvent sur le fait que sans pratique, il ne peut y avoir de résultat.

Charles JOUSSOT, fin technicien ne n’en oublie pas les professeurs, qui composent son équipe en précisant qu’ils se doivent d’apporter des solutions pouvant être applicables en situation à condition de savoir s’adapter : le tatami n’etant pas la réalité !

« Toutes les conditions ne seront pas toujours réunies en notre avantage ».

Une des particularités du Penchak Silat, indispensable pour sa pratique, est d’arriver à maîtriser et appliquer simultanément les trois mouvements suivants : le déplacement, le blocage et la frappe, que ce soit en défense ou en attaque.

Garde reptilienne

Volontairement, Charles JOUSSOT a adopté un système de garde simple. Tout d’abord, pour ne pas vous compliquer les choses, ensuite pour que les gens prennent conscience qu’une garde peut servir dans plusieurs cas de figure de manière à riposter efficacement.

La garde reptilienne, c’est riposter rapidement sans avoir à chercher quelle garde adopter. C’est une garde qui laisse une attitude normale tout en étant discret, persuasif, rapide et efficace.

Citation de Charles JOUSSOT :

« Peu importe dans quelle position vous vous trouvez, vous devez être capable de frapper et de riposter en toutes circonstances. Rappelez-vous que les règles n’existent plus, le combat de rue n’a plus rien à voir avec la pratique martiale du dojo ; seule compte l’efficacité, la défense ».

Charles Joussot – Pionnier du Penchak Silat en France

_______________________________

LA PHYCOCYANINE & LE WAVE BEATS où s’en procurer ? Uniquement par Internet dans votre WEB.SHOP

WAVE BEATS – RHINBLUE – 5K – 10K – PHYCOANIMO – MAINLIFE.BIO – BOOSTER VOS PERFORMANCES & VOTRE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Client Webshop Registration >> Here


Partagez cet article